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27 mai 2016 - 12:00

LE BOOM DU FOOT FÉMININ BOUSCULE LES CLUBS LYONNAIS

La Tribune de Lyon du 11 mai 2015 :

 

Boosté par les exploits des filles de l’Olympique lyonnais, qui disputeront le 26 mai leur 5 finale de Ligue des Champions, le foot féminin explose à Lyon avec une progression des licenciées de 260 % en cinq ans. Au point de devenir un véritable enjeu pour les collectivités.

La première fois, la surprise fut totale. C’était un dimanche matin pluvieux de décembre à la Futbol Arena d’Irigny. Sur les petits terrains indoor, près de 300 filles de 6 à 13 ans s’affrontaient pour un grand tournoi, baptisé « Challenge Passion », organisé par le district du Rhône (le relais de la Fédération française de football à Lyon). Au total, une vingtaine de clubs de l’agglomération étaient représentés, dont les plus réputés comme l’OL, le FC Lyon, le Cascol d’Oullins... On a vraiment été surpris par le niveau: c’est vif, technique et même un peu physique car les joueuses ne se font pas de cadeau, motivées par des parents qui les haranguent avec la
même passion que pour des garçons.

Effet Coupe du monde. 
Ce jour-là, une évidence s’imposait : le foot féminin n’est plus un simple loisir à la mode, il est devenu un véritable sport. Les chiffres du district du Rhône confirment cette impression: en cinq ans, on est passé de 1 000 à 2 600 licenciées à Lyon et dans le département. Avec notamment une arrivée massive de joueuses à la dernière rentrée. Pensez : pour le tout premier Challenge Passion organisé par le District il y a cinq ans, il n’y avait que... quarante participantes ! « Il va falloir revoir notre formule pour limiter l’attente entre deux matches. Le foot féminin est victime de son succès », se réjouit Lisa Eustache, l’éducatrice sportive du District en charge des Challenge Passion dans l’agglomération. Comment expliquer un tel engouement ? Les incroyables résultats de l’Olympique lyonnais féminin, « une vraie locomotive » selon Laurent Guilhermet, le président du FC Croix-Roussien (voir page suivante), ont indéniablement renforcé l’attractivité du foot féminin en France, et particulièrement à Lyon. « Les filles de l’OL sont super-fortes et restent féminines et accessibles, ce sont de vrais modèles pour les petites Lyonnaises », assure un président de club. Il y a aussi eu un effet Coupe du monde, à laquelle participaient les Françaises (dont dix joueuses lyonnaises), car la compétition a été bien télévisée à l’été 2015 malgré le décalage horaire. Mais ce développement supersonique, qui a démarré il y a cinq ans, a aussi été stimulé par le District.

« Le foot étant très peu pratiqué en école primaire, il y a eu une volonté institutionnelle de développer le foot féminin dans les clubs lyonnais en conditionnant l’acquisition du Label Jeunes, qui permet à un club de se différencier des autres par la qualité de son projet éducatif et sportif, au développement d’une section féminine à part entière. Du coup, les clubs ont communiqué sur cette nouvelle offre », confirme Benoît Subrin, conseiller technique au district du Rhône, en charge notamment du développe- ment du foot féminin, qui reconnaît que « l’offre fédérale n’était pas adaptée jusqu’ici, car on ne proposait que de la mixité ». Résultat, « les filles ont pu voir qu’elles prenaient autant de plaisir qu’au hand ou au basket ». Lisa Eustache, qui a écumé l’agglomération dans sa jeunesse pour trouver un club lui proposant de jouer avec d’autres filles, savoure ce changement récent qu’elle estime « encore fragile ». « Les mentalités changent, même si certains dirigeants font encore de la résistance. On est en train de comprendre que le foot n’est plus réservé aux seuls garçons. Pour les filles, c’est un sport qui est devenu plus accessible. Et comme elles ont toujours tendance à s’inscrire à une activité avec une ou deux copines, cela gonfle vite les effectifs. »

Plus intelligentes tactiquement. 
Le Cascol d’Oullins, un des clubs les plus réputés de Lyon (c’est là qu’a été formé l’international Éric Abidal), fait partie de ceux qui ont choisi de structurer leur section féminine à la rentrée dernière. Le club a nommé Bruno Decarpigny, un éducateur chevronné, à la tête de son école féminine de football. Quelques affiches en ville, l’organisation de trois journées portes ouvertes au printemps 2015 et un article dans l’édition locale du Progrès ont fait passer l’effectif de 28 à 80 filles le temps d’un été. « Et même si la saison a démarré depuis des mois, on continue de voir des filles nous rejoindre. Quand les parents viennent se renseigner et qu’ils voient des gamines s’éclater, ça leur fait pétiller les yeux », souffle Bruno Decarpigny, qui considère que « les filles sont plus intelligentes tactiquement mais moins douées techniquement que les garçons ». L’arrivée, nouvelle, d’éducatrices au sein des clubs de foot (souvent des joueuses qui évoluent dans les équipes séniors), a également rassuré les parents « car ce sont elles qui sont dans le vestiaire avec les filles », ajoute Bruno Decarpigny.

Malgré ce développement express, le foot féminin a encore une grosse marge de progression. Pour l’instant, seuls deux championnats (moins de 15 ans et moins de 18 ans) réunissent 100 % d’équipes féminines dans l’agglomération. Les autres filles continuent de jouer, soit au sein d’équipes mixtes, soit avec des équipes féminines, mais contre des équipes de garçons. « Pour une fille, c’est très bien de jouer contre des mecs, cela permet de s’endurcir et de progresser plus vite », estime Amandine Henry, une des stars de l’Olympique lyonnais. Un point de vue partagé par le District, qui s’appuie sur la loi française qui interdit la mixité dans le sport à partir de l’âge de 15 ans, au moment de la puberté. Même si certains clubs poussent pour la création d’une compétition féminine dès 13 ans, un âge qui correspond davantage au passage à l’adolescence.

Une question de volonté politique.
Reste que ce développement va se confronter à un problème. Créer des équipes féminines nécessite de bloquer de nouvelles plages horaires pour les vestiaires ou les terrains municipaux, voire de construire de nouvelles infrastructures. « Le frein, c’est la capacité d’accueil, reconnaît Benoît Subrin, du District. Les collectivités doivent prendre conscience de la nécessité d’aider financièrement les clubs, ou tout au moins améliorer les conditions d’accueil, pour qu’ils s’ouvrent au foot féminin. » Laurent Guilhermet, le président du FC Croix-Roussien, reconnaît l’importance de l’aide de la mairie du 4e arrondissement de Lyon dans la création d’une section féminine en septembre dernier. « On a reçu un vrai soutien de la mairie d’arrondissement pour obtenir de nouveaux créneaux au stade des Chartreux. Il faut savoir qu’une simple heure d’éclairage coûte 200 euros! Dans un contexte de limitation de subvention, il faut aujourd’hui une vraie volonté politique. »


 

Les filles de l’OL, une vraie locomotive

« Merci Monsieur Aulas ! » C’est le cri du cœur d’un éducateur lyonnais rencontré lors de notre enquête. Il est clair que s’il y a une équipe féminine qui peut donner envie aux jeunes filles de se mettre au ballon rond, c’est bien l’Olympique lyonnais. Les Lyonnaises disputeront en effet dans quinze jours face aux Allemandes de Wolfsburg leur 5e finale de Ligue des Champions en sept saisons, pour deux victoires en 2011 et 2012. Championnes de France pour la dixième fois d’affilée, les filles de l’OL écrasent aussi le championnat de France. « Une chance pour le foot féminin », estiment les responsables des sections féminines que nous avons interrogés.

Dans l’Hexagone, c’est l’équivalent du PSG chez les hommes. Un PSG que les Lyonnaises ont écrasé (7-0) fin avril au Parc OL, qui a battu ce jour-là le record de spectateurs pour un match féminin en France, avec 22 000 supporters présents. Ce qui satisfait également le sponsor de l’OL en coupe d’Europe, Engie. « Cette équipe lyonnaise, à la fois compétitive et fair-play, permet de se réconcilier avec le football », assure Guillaume Normand. Le délégué régional d’Engie reconnaît qu’il a parfois « un peu de mal » à attirer des clients pour un match des féminines, « mais quand les gens viennent, ils sont ravis ». La preuve que le foot féminin porte des valeurs qui peuvent intéresser les sponsors. Et cette domination ne devrait pas s’arrêter là, puisque l’OL a recruté la semaine dernière l’Allemande Dzsenisfer Marozsan, qui est considérée comme la meilleure footballeuse d’Europe. De quoi continuer à faire rêver les jeunes Lyonnaises.

Mais cette suprématie sur les autres clubs français n’est-elle pas un danger à moyen terme pour le foot féminin, en supprimant tout enjeu sportif ? C’est un peu le sens du départ d’Amandine Henry, une des meilleures joueuses lyonnaises, qui a choisi de rejoindre le championnat américain, autrement plus relevé. « Gagner tous nos matches 10-0, ce n’est pas toujours marrant et cela ne sert pas le foot féminin. On ne joue pas tant de gros matchs dans une saison et j’ai besoin d’adrénaline », nous expliquait-elle récemment.
Pour Isabelle Bernard, une dirigeante de l’OL féminin, la priorité du club est ailleurs. « Notre objectif est aussi de bâtir une colonne vertébrale de joueuses qui permettent à l’équipe de France de briller sur la scène internationale. Car seules les Bleues peuvent attirer les médias, les sponsors et les spectateurs et permettre à ce sport de se développer. » L’organisation de la Coupe du Monde de football en France en 2019 devrait être l’occasion pour ce sport de devenir majeur.

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